Je reprendrai mes activités ordinaires dès que possible. Pour le reste, tout va bien.
Petit TOM
Tout petit dans ma main
Mais géant dans mon coeur,
Tu étais mon gamin
Tu étais mon bonheur.
Je t'ai pris dans mes bras
Quand tu venais de naître,
Et l'amour était là
Ravi de te connaître.
Tout petit dans ma main
Mais géant dans mon coeur,
Tu étais mon gamin
Tu étais mon bonheur.
Tout petit, tout ridé,
Mais géant dans mon coeur,
Tu étais mon bébé
Tu étais mon bonheur.
Le jour est arrivé
De ton premier sourire,
Et je me suis laissé,
De tout mon coeur, séduire.
Tout petit, souriant,
Et géant dans mon coeur,
Tu étais mon enfant
Tu étais mon bonheur.
La nuit je me levais
Pour t'écouter dormir,
Alors je souriais
D'être inquiet sans le dire.
Tout mignon dans ton lit
Et géant dans mon coeur,
Tu étais mon petit
Tu étais mon bonheur.
Et puis tu as grandi
Et tes pas trébuchants
Sont venus se blottir
Dans nos bras accueillants
Tout petit dans ma main
Et géant dans mon coeur,
Tu étais mon bambin
Tu étais mon bonheur.
Lorsque je te grondais
Tu écoutais ma voix,
Et tes yeux se voilaient,
Tu me tendais les bras.
Tout petit contre moi,
Triste comme les pierres,
Tu pleurais ton émoi.
Je n'étais pas très fier.
Le temps s'est écoulé.
Trop vite. Et aujourd'hui
L'absence a remplacé
Les joies. Tu es parti.
Mes pensées t'accompagnent
Toujours, où que tu sois.
L'absence est ma compagne,
L'amour, mon désarroi.
Tout petit dans ma main
Mais géant dans mon coeur,
Tu étais mon gamin,
Tu étais mon bonheur...
Piton Ste Rose
10 avril 1996.
(Poème de jeunesse, universel)
AMITIE
Par les sentiers battus de ma jeunesse folle,
J'attendais vainement la fleur de l'amitié
Et ma main se tendait, j'attendais une obole…
Partout je ne trouvais que visages fermés.
Les murs gris de ma pauvre et triste solitude,
M'étouffaient malgré moi, j'aurais voulu crier
Mais je restais sans voix. Peu à peu l'hébétude,
Comme le lent poison gagnait mon être entier.
Au détour du chemin de cette vie amère,
Le printemps m'a souri par tes yeux étonnés.
Pour la première fois un douce lumière
Comme l'astre du jour venait me réchauffer.
Maintenant je souris car je sais que partout
Ta présence me suit, et me guide, et m'enchante;
Maintenant je souris; le soleil est si doux
Pour un cœur qui frémit, pour une âme qui chante.
Que notre amitié comme l'étoile dure,
Comme elle resplendisse, et que sa flamme pure
Soit le flambeau qui sauve et le bras qui soutient;
Qu'elle éclaire à jamais nos sentiers de demain.
Ils sortirent rapidement de la ville et se dirigèrent vers la campagne : des champs à perte de vue, ceinturés de haies, des pâturages où paissaient quelques vaches, ça et là, et puis des chaumes qui attendaient le labourage d’automne. Le soleil s’était invité au voyage, et Christian, comme à son habitude, savourait les grands espaces, les paysages qu’il découvrait avec gourmandise, les vols d’oiseaux, les moineaux dans les haies, quelques bandes d’hirondelles attardées, des étourneaux au loin… Il suivait tout cela avec des yeux écarquillés, et la tête un peu bourdonnante…
Peu de temps après leur sortie de la ville, un clocher carré était sorti de la ligne d’horizon, comme planté au loin au milieu de la route. Et pendant tout le reste du voyage, l’édifice resta en ligne de mire : la voiture semblait se diriger vers lui. Bientôt, ils quittèrent la route principale et s’engagèrent sur une autre route plus petite. Au bout de quelques minutes, ils entrèrent dans un petit village aux rues étroites, et finalement le véhicule s’immobilisa dans une vaste cour entourée de bâtiments : une petite maison d’habitation à un étage, des granges où l’on apercevait un tombereau et quelques outils agricoles à traction animale, et quelques modestes remises fermées. Dans la cour, des volailles inquiètes s’étaient déjà éloignées dans un froissement d’ailes.
Christian et Jocelyne étaient enfin arrivés dans ce qui allait être leur nouveau foyer.
Pendant qu’ils descendaient de l’automobile, une femme était sortie de la maison. Vêtue simplement, à la paysanne, elle semblait approcher de la cinquantaine d’années. Elle avait un visage avenant, éclairé d’un sourire accueillant. Elle fit quelques pas pour se porter au devant des visiteurs. Ayant salué la tutrice, elle les fit entrer.
Après être passé dans un petit vestibule, ils furent introduits dans la pièce principale d’habitation. C’était une salle au sol de terre battue aussi dure que du bois, au centre de laquelle trônait une immense table bordée de chaque côté de deux bancs. C’est la première chose que vit Christian, mais sa surprise fut encore bien plus grande lorsque son regard rencontra la majestueuse cheminée, deux fois plus haute que lui, avec des chenets à boule de cuivre et une crémaillère toute noire. Contre le mur d’en face il y avait un lit à deux places recouvert d’un édredon, et entre le lit et la cheminée, contre le mur, se dressait un buffet, sur lequel on remarquait un gros poste de radio.
Un lit d’une personne, en fer forgé peint en blanc, était au pied du plus grand lit.
La tutrice des enfants s’adressa alors à Christian : « Mes enfants, voici votre nouveau foyer. Cette dame s’occupera de vous pendant quelques temps. Vous serez mieux ici qu’à l’hôpital. Christian, tu iras à l’école du village dans quelques jours. J’espère que vous serez bien, et que vous serez obéissants. Je prendrai de vos nouvelles régulièrement. Je vous dis donc à bientôt. Nous allons décharger vos valises. »
Une dizaine de minutes plus tard, Christian vit la petite voiture quitter la cour, avec un serrement de cœur, et il sentit une main prendre la sienne, pendant qu’une voix lui disait : « Viens, entrons chez nous … »
(Poème de jeunesse)
AIMER
Comme un rai de soleil courant sur les bruyères,
Tu es venue à moi, doucement, sur mon cœur,
Et j'ai senti enfin rayonner mon bonheur;
Ne t'en va pas, amie, douce fleur de lumière
Lorsque tu n'es pas là, je me sens seul sur terre,
Comme un oiseau blessé qui serait sans vigueur;
Dès que tu apparais une douce langueur
M'envahit, et me montre combien tu m'es chère.
J'ai peur de ton absence comme on a peur d'un songe,
J'ai peur de cet ennui qui, sans cesse, me ronge
Dès que tu disparais, doux visage secret;
Je n'aspire qu'au jour où nous serons ensemble;
Souvent je pense à toi, et puis, parfois, je tremble.
N'est-ce pas, mon amie, ce que veut dire "Aimer"?
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