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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 15:36
Je viens de me livrer à un examen de mon blog depuis sa création. Voici les stats:
Date de création: 4 avril 2005
Nombre de pages vues jusqu'à ce jour: 2053
658 visiteurs uniques (en moyenne 34 par mois)
octobre 2006: 369 pages vues (meilleure fréquentation)

Commentaires visiteurs: 0 (zéro) !!!

J'ai pourtant pas l'impression d'être nul ! Au secours ! Rassurez-moi !!

N'y a-t'il donc que des voyeurs sur le net? Moi j'appelle ça la curiosité du trou de serrure...

Moralité: J'envisage de fermer le blog avec l'année. Comme dit le bon sens populaire: " Pas de nouvelles, bonnes nouvelles." Bye!
Par Chris - Publié dans : Au quotidien
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 12:54

FEU DE BOIS

Dans l'âtre

Un feu de bois.

Dehors le vent

Gémit

Une rafale a frappé l'huis.

"Entre et ferme la porte

Aux souvenirs!

Pourquoi ne t'assieds-tu pas?

Vas-tu repartir

Sur le lointain nuage

Des rêves engloutis?

Le vent emporte les feuilles

Mortes

Fuite du temps qu'on ne peut saisir...

Pourquoi tes cheveux cachent-ils

Ton visage?

Qui es-tu?

L'Amour?

La Mort peut-être?

Ou simplement l'Amie

Des jours heureux?

Visage diaphane

Ton sourire

Est-il une promesse? "

Une rafale

Heurte la vitre

Et tu disparais,

Pendant que dansent

Des langues de feu

 De bois...

Quand reviendras-tu?

 

Par Chris - Publié dans : Au quotidien
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 12:01
Alors que le Piton de la Fournaise, nous régale d'une éruption prolongée depuis deux mois, à l'intérieur de l'immense cratère principal, et que l'hiver austral prenait fin progressivement, un front glacé venu du sud a brusquement refroidi le climat, et nous avons eu la surprise, au matin du 15 octobre dernier, de découvrir la crête de notre volcan couronné de neige, tout celà visible de notre région côtière, à une dizaine de kilomètres de là: une rare merveille qui se reproduit en moyenne tous les trois ans. Je vous laisse admirer:



Par Chris - Publié dans : Au quotidien
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /Sep /2006 09:46

L’attente (2)

Les jours passaient, trop lentement. Au début Christian s’ennuya ferme. Il se sentait très isolé, et sa nature timide ne l’encourageait pas à se lier. Il était tout entier à ses réflexions, qui tournaient dans sa tête, encore, et encore… Il finit par se faire des copains parmi les quelques enfants qui partageaient son attente. La plus grande des filles, âgée d’environ sept ans, l’avait pris en amitié, et l’aidait dans sa vie quotidienne. Elle aussi, cependant, restait de longs moments pensive et triste, et puis, brusquement, sa nature rieuse reprenait le dessus, et elle entraînait Christian dans des promenades vers les jardins de l’hôpital, derrière les bâtiments. La seule chose que Christian n’aimait pas était de devoir traverser des couloirs qui sentaient l’éther, et cette odeur particulière qu’il retrouverait plus tard dans les structures collectives où dormaient de nombreux pensionnaires. Mais les promenades au jardin le ravissaient, et l’aidaient à oublier momentanément sa situation. Parfois venaient des visiteuses dans le service de séjour des orphelins. Une femme jeune, célibataire, environ la quarantaine, apportait avec elle des menus cadeaux ou des sucreries, et lisait de temps en temps des histoires aux enfants. Et puis il y avait aussi une adorable petite grand-mère, très vieille, très courbée, toujours souriante, qui, très souvent, caressait les joues et les cheveux de ses petits protégés. Elle demanda un jour à l’infirmière du groupe, de la prendre en photo avec « ses » petits. Ces deux femmes apportaient toujours avec elles des rayons de soleil dans la grisaille des jours sans fin.

La température de l’air avait baissé, et les beaux jours s’en étaient allés tout doucement. Les feuilles des tilleuls et des platanes jaunissaient. L’automne était là. Un après-midi, Christian trouva sur son lit des vêtements repassés et pliés. La femme de salle lui dit qu’il les mettrait le lendemain sans lui en donner la raison. Cette nuit-là, il dormit très mal. Il était inquiet.

Au petit matin, il se leva un peu plus tôt que d’habitude, et après la toilette et le petit-déjeuner, il enfila sa tenue propre. La fille de salle le confia à une autre infirmière, qui l’entraîna bientôt dans la rue. Christian était à la fois content de retrouver l’extérieur des murs, et troublé de ne rien savoir de sa nouvelle destination. Mais l’attente fut brève. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent dans une cour d’école où se trouvaient déjà de nombreux élèves de son âge.
 Un monsieur souriant les accueillit et très vite Christian se retrouva seul dans cette foule, complètement effrayé. Une cloche retentit, et tous les enfants se mirent en rang devant l’entrée de la classe. Au signal, ils entrèrent. La classe était meublée de longues tables noires où huit élèves s’asseyaient côte à côte. A chaque place, un trou dans le bord de la table recevait un encrier de porcelaine. Ils se mirent derrière le banc et attendirent que tout le monde soit en place. Le maître de la classe fit alors un signe de croix, imité par tous, et une courte prière commença. Christian se contenta d’écouter, car cet enchaînement de mots et de phrases lui était inconnu. Puis ils s’assirent et une journée de classe commença. Il fallut à Christian quelques jours pour s’habituer, mais petit à petit, il prit goût à ses nouvelles occupations. Il se fit des copains rapidement, et oublia quelque peu sa tristesse.

De l’autre côté de la rue, il y avait l’église, monumentale, imposante, décorée sur les côtés de gargouilles effrayantes. Christian n’aimait pas trop les regarder, mais, avec ses copains, il lui arrivait de rentrer dans l’église pour voir le bedeau sonner les cloches pour l’angélus. C’était un spectacle à part entière. Trois cordes descendaient du plafond, chacune passant par un trou.

Le bedeau commençait par tirer sur les cordes l’une après l’autre, et son élan augmentait progressivement. Au début il ne se passait rien de spécial. Mais tout à coup, on entendait une cloche tinter, puis une autre, et encore une autre. Le bedeau relançait l’élan sur les cordes ; le volume et la fréquence des tintements augmentaient. Au plus fort de la sonnerie, le bedeau laissait sa main agrippée à une corde au moment où elle était à son plus bas niveau, et, devant les yeux écarquillés des enfants, il s’envolait pour un bond vertical de trois ou quatre mètres, avant de venir se reposer sur le sol. Ses spectateurs, subjugués, béaient d’admiration.

Un peu plus tard, le bedeau leur permettrait à tour de rôle de s’envoler modérément à leur tour vers le plafond, et de sentir leur cœur et leur ventre les chatouiller très fort.

Assez vite, Christian fut autorisé à se rendre à l’école et à en revenir seul. Ce fut pour lui une bouffée d’oxygène, car il ne se pressait pas à rentrer après le travail. Il aimait musarder un peu, et au lieu de rejoindre l’hôpital il partait quelques minutes dans la direction opposée, pas loin, où se trouvaient la rue commerçante et tous ses magasins pleins de trésors. C’était aussi la rue qu’il avait habitée avec sa mère. Deux magasins l’attiraient particulièrement : une boulangerie pâtisserie, avec ses gâteaux dorés, et une chocolaterie fine, plus loin dans la rue.

Il allait souvent jeter un coup d’œil sur la vitrine de la boulangerie, mais il en revenait toujours un peu déçu, car il ne disposait pas du moindre centime pour soulager sa gourmandise. Un jour, pourtant, alors qu’il s’était assis au bord du trottoir devant l’école, il découvrit, à sa grande surprise, une pièce dans le caniveau. Cinquante centimes qui brillaient à quelques centimètres de sa main. Une fortune pour lui qui n’avait jamais eu d’argent à lui. Il jeta un coup d’œil à la ronde. Personne. Il ramassa la pièce, et tout naturellement, se dirigea vers la boulangerie. Il entra le cœur battant, et d’une voix hésitante, demanda à la boulangère quelques macarons dorés et des bonbons pour compléter la somme. Puis il sortit avec ses trésors. Ce jour-là, il entrevit le paradis…

Par Chris - Publié dans : Histoires d'avant
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 15:39
Alors que la métropole est entrée dans l'automne, La Réunion est dans une période que nous appelons "le changement de saison". Nous avons des journées ensoleillées et chaudes, mais aussi des périodes d'alizés très ou moyennement forts, qui viennent du sud et donc sont très froids (pour nous).  C'est par conséquent le retour des chauds et froids qui entraînent des rhumes, grippes, etc... pour qui ne fait pas attention. Pour le reste tout va bien. Les moustiques nous laissent tranquilles.
La famille va bien, et les petits enfants poussent. Vous trouverez de nouvelles photos dans les albums. Ne boudez pas votre plaisir...!
Je me suis remis à l'eau avec ma bouteille de plongée. La mise à l'eau est glaciale (langage tropical: 22°). Vivement novembre (mer à 27°). Je vous joins un ou deux clichés. A bientôt.





Par Chris - Publié dans : Au quotidien
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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /Août /2006 16:45
La porte s’ouvrit lentement sur une religieuse. Il y eut un bref conciliabule, et la dame revint vers la voiture. Elle prit Jocelyne sur son bras, et dit à Christian de passer devant elle. Il arriva à la porte et leva les yeux vers la religieuse. Elle était revêtue d’une longue tunique grise serrée à la taille par un gros cordon tressé dont les extrémités pendaient sur le côté. Elle avait la tête recouverte d’une sorte de bonnet blanc encadré par un tissu blanc lui aussi, empesé, rigide, qui se cassait sur les épaules en forme d’ailes. Son visage plutôt âgé, allongé, aux traits fins, était empreint de bonté. Elle souriait. Christian fut frappé par l’énormité du trousseau de clés qui pendait à sa ceinture. Elle s’effaça pour laisser entrer le petit groupe, et referma la porte d’entrée. Christian regarda autour de lui. Il devinait déjà que cet endroit allait être sa nouvelle demeure.
Il se trouvait au bord d’une grande cour, d’une sorte de jardin d’agrément, bordé sur trois côtés par un large passage cloitré avec des colonnes. Le quatrième côté était l’envers du mur de la rue. Au dessus du passage couvert, un bâtiment immense s’élevait vers le ciel. Trois étages de pierre grisée par le temps, parsemés de grandes fenêtres en ogive, toutes fermées.Christian ressentit tout à coup la peur de l’animal pris au piège, une envie irrésistible de franchir de nouveau la porte de la rue. Mais il savait bien que ce n’était plus possible, et il se demanda en lui-même ce qu’il allait devenir.
Ils firent le tour de la cour pour se retrouver à l’opposé. Arrivés là, la religieuse confia les deux enfants à une fille de salle vêtue d’un tablier de toile bleue, et d’un fichu blanc. Puis la religieuse et la dame repartirent vers l’entrée. La fille de salle amena immédiatement Christian dans un grand dortoir d’une dizaine de lits, et lui dit : " Voici ton lit, et l’armoire dans laquelle tu pourras mettre tes affaires personnelles. Nous nous occuperons de ton linge. Tu peux ranger tes affaires maintenant." Et elle lui tendit le petit sac que la dame avait apporté avec elle.
 La jeune fille repartit avec Jocelyne sur son bras et Christian commença à ranger ses maigres trésors. Il eut vite terminé, et s’assit sur son lit. Il resta là quelques instants, se demandant ce qu’il pourrait bien faire. La matinée était maintenant bien avancée et l’heure de midi approchait. Soudain, Christian entendit un brouhaha à l’extérieur, et bientôt un groupe d’enfants entra dans le dortoir. Trois garçons et six filles, dont l’âge s’échelonnait entre trois et sept ans environ. Le groupe s’arrêta en découvrant le nouveau venu, et un silence pesant s’installa. Christian les regarda un à un sans rien dire. Il se découvrait soudain très timide. Puis la plus grande des filles, guère plus âgée que lui lui demanda comment il s’appelait. Il répondit d’un ton un peu hésitant. Elle le prit par la main, et lui dit : "Viens. On va au réfectoire." Il se laissa entraîner, et bientôt il se retrouva à table avec les autres, dans une pièce aux dimensions modestes. Une cantinière apparut portant un empilement de grandes gamelles retenues latéralement des deux côtés par un montant métallique qui servait aussi de poignée. L’odeur de nourriture lui paraissait engageante. Aussi se laissa-t’il aller à penser qu’il ne tarderait pas à s’habituer à ses nouvelles conditions de vie. Mais une question le taraudait déjà : Où était Jocelyne? Allait-il être séparé de sa deuxième sœur ?...

(à suivre)
Par Chris - Publié dans : Histoires d'avant
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /Août /2006 16:53

Quelques semaines avaient passé. L’été finissait. Un matin, une petite voiture s’arrêta devant la maison. Une dame en descendit et vint frapper à la porte. La gardienne ouvrit.

La visiteuse était de petite taille, avec un visage un peu lunaire sous un chapeau rond à large bord, légèrement incliné sur l’oreille. Elle portait un long manteau gris à ceinture. Un bref dialogue s’engagea. Christian comprit confusément pourquoi il s’était levé plus tôt que d’habitude, et pourquoi la gardienne leur avait passé, à lui et à sa sœur, des vêtements propres.

Un sac rebondi était posé sur une chaise du petit salon. La gardienne embrassa Christian et Jocelyne avec un regard triste. Puis la visiteuse passa le sac sur son épaule et, prenant le garçon par la main et la petite fille sur l’autre bras, les entraîna vers la voiture. C’était la première fois que Christian montait dans une automobile, et il était émerveillé. Il ne pensait déjà plus à ce qu’il venait de quitter. Il ignorait qu’il ne reviendrait plus là.

Le voyage fut très bref. La voiture descendit la longue avenue, puis tournant à droite et encore à droite, passa devant l’Ecole des Sous Officiers, et s’engagea dans une rue étroite, bordée sur environ cent mètres par un très haut mur de calcaire sombre. Elle s’arrêta tout près d’une porte de bois massif ancien, et appuya son doigt sur la sonnette. Les enfants étaient encore dans la voiture, et Christian , voyant tout cela se demanda avec appréhension ce qu’ils allaient devenir.

(à suivre)

Par Chris - Publié dans : Histoires d'avant
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Vendredi 14 juillet 2006 5 14 /07 /Juil /2006 13:01

                                       IMPRESSIONS D’ UN SOIR

 

 Le vent me dit à l’oreille

La chanson du renouveau

Partout il n’est que merveilles

Cet air me semble plus beau,

 

Et le ruisselet murmure,

A nouveau l’herbe sent bon;

Et dans toute la nature,

Bientôt s’éteignent les sons.

 

Et je pense aux jours passés

A leurs joies, à leurs tristesses,

Le vent me dit: "C est assez!

Pourquoi donc tant de détresse? "

 

Qu'il est doux de pouvoir dire

A un visage chéri

Qui ne connaît qu'un sourire:

"Maman, vous êtes ici?"

 

Hélas qui donc me rendra

Ceux que sans cesse j'adore,

Mais il n'est pas temps encore

J'attendrai tant qu'il  faudra...



                                       Et le ruisselet qui chante

                                       Me dit:"Il faut espérer!

                                       Ne te perds pas dans la sente,

                                       Maman viendra te chercher!"

 

                                                         — o —

 

                                        

 

 

 

Par Chris - Publié dans : Au quotidien
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Vendredi 14 juillet 2006 5 14 /07 /Juil /2006 12:34
Les jumelles se portent bien, et profitent aussi bien que possible. Elles ont toutes les deux leurs deux premières dents, et la troisième pourrait sortir bientôt. Ca s'entend par moments. Quand les deux s'y mettent, le volume sonore est coquet... Elles sont en bonne santé générale, bien qu'actuellement les vents alizés du sud, donc glacés, ont beaucoup rafraichi l'atmosphère, et la bronchite guette... Elles sont adorables et commencent déjà à s'intéresser l'une à l'autre. Et en plus, elles ne sont pas avares de sourires. Je vous joins deux photos récentes des petites, et une orchidée pour compléter le trio. (un Sabot de Vénus). Lila est à gauche et Ambre à droite.























Par Chris - Publié dans : Au quotidien
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Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 14:42
Christian et Jocelyne avaient quitté le logement sous les toits dans la petite rue étroite du centre ville qui menait à la porte Châlon. Ils habitaient maintenant dans la partie haute de la ville , au coin d'une rue plantée de tilleuls et de la grande artère qui descendait vers la place Denfert- Rochereau. Dans le lointain, de l'autre côté de la route se devinait la Cité Coiffé naissante, un quartier neuf de la ville. Ils vivaient maintenant ailleurs auprès d'un nouveau visage: leur gardienne, une veuve plutôt agréable qui prenait soin d'eux. La vie s'écoulait paisiblement en cet été chaud, et tout semblait aller pour le mieux. Mais Christian n'avait pas le coeur à sourire. Sa mère n'était plus là, et, plus encore, elle avait emmené Eliane avec elle, loin de lui, loin de leurs jeux. Eliane lui manquait terriblement, et il commençait là l'apprentissage de la solitude. Il arpentait jour après jour la petite rue ombragée, jusqu'au petit atelier vétuste de mécanique industrielle, fermé depuis peu. Quelquefois, il s'asseyait, adossé au mur, et jouait avec des tortillons de métal ou des morceaux de métal tourné, rebuts oubliés là. Et son coeur s'alourdissait en se demandant quand sa mère et sa soeur allaient lui revenir. Les jours passaient, sans apporter de réponse, et sa solitude lui pesait. Il essayait parfois d' oublier en écoutant le poste de radio - la TSF comme on l'appelait alors-  allumée souvent toute la journée, et plus particulièrement la grande musique, qui trouvait en lui des résonnances particulières. C'est ainsi qu'un jour il s'émerveilla d'entendre La petite musique de nuit de Mozart, et qu'il en fit définitivement la référence de ses émotions musicales. Cette musique parlait à son coeur, et il avait l'impression d'entrevoir à travers elle un paradis encore inaccessible. Mais elle lui redonnait de l'espoir. Il devenait alors plus confiant dans l'avenir. La désillusion n'allait en être que plus cruelle encore...

(à suivre...)
Par Chris - Publié dans : Histoires d'avant
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