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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /2007 14:10

Le temps s’écoulait lentement, trop lentement au gré de l’enfant. L’école lui permettait de s’occuper l’esprit, mais il se sentait un peu perdu parmi les autres enfants d’âge varié - c’était une classe à plusieurs niveaux – et ses préoccupations personnelles étaient trop présentes à son esprit dès qu’il allait dehors. Il n’arrivait que difficilement à se mêler aux jeux collectifs de la récréation. Il était solitaire et triste.

Dès qu’il rentrait dans sa chambre, à l’hôpital, c’était pire encore. La tristesse se transformait en véritable désespoir qui évoluait souvent vers des crises de larmes. L’infirmière qui s’occupait des enfants avait remarqué son état, et s’efforçait de ne pas le laisser seul. Mais après l’extinction des lumières du soir, la solitude s’installait de nouveau avec lui dans son lit, et il ne trouvait que tardivement un sommeil généralement perturbé.

Heureusement, le printemps revenu, il vit arriver les fins de semaine avec plaisir, car le dimanche était le jour de promenade à l’extérieur des murs, en compagnie d’une infirmière accompagnatrice. Leurs pas les conduisaient souvent le long de la grande avenue Denfert-Rochereau. Il y avait là un chemin piétonnier bordé de tilleuls et de gazon. Les enfants pouvaient s’y déplacer ou jouer en toute sécurité. Le temps filait plus vite, et Christian aimait beaucoup cette nature apaisante. D’autres fois, ils allaient à la piscine, à une demi-heure de marche, et ils pouvaient s’y tremper les pieds quand le temps le permettait. Sinon, ils pouvaient jouer sur l’herbe dans l’enceinte fermée de l’établissement. Là encore, le grand air, le bruissement du vent dans les peupliers, la douceur de la température extérieure, celle de l’herbe odorante où il s’allongeait en fermant les yeux, lui apportaient un apaisement feutré dans lequel il arrivait à oublier sa peine.

Les semaines, et les mois passèrent. L’année scolaire s’achevait. Une année s’était écoulée depuis son arrivée à l’hôpital. Les vacances de juillet et août succédèrent à la sortie des classes sans changement notable dans les occupations de l’enfant. Mais son désoeuvrement  lui pesait de plus en plus, et son moral s’en ressentait. Septembre s’invita dans son ennui. Mais il voyait arriver avec intérêt la rentrée prochaine, car il avait découvert que l’école lui plaisait…

                                                                                                          A suivre…

Par Chris - Publié dans : Histoires d'avant
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